DES MILIEUX A PRÉSERVER
Les aménagements anthropiques des cours d’eau constituent la principale menace des ripisylves. Les travaux de type curage, recalibrage, endiguement, etc… en modifiant le lit, les berges et la dynamique de débordement des cours d’eau, impactent fortement ces milieux.
La destruction directe des ripisylves est également une des causes majeures de leur disparition (coupe excessive/coupe à blanc), c’est pourquoi elle est à proscrire.

On constate également une dégradation de ces forêts alluviales du fait de la colonisation des berges et du lit des cours d’eau par des espèces exotiques envahissantes.
LA GESTION DES RIPISYLVES : POURQUOI ? QUI ? COMMENT ?
Intrinsèquement liées à la dynamique de la rivière, les forêts alluviales se créent et se transforment au gré des processus naturels (submersion, érosions, dépôts…), sans nécessiter d’intervention humaine, permettant aux ripisylves d’être saines, diversifiées et fonctionnelles.
Néanmoins, un entretien de cette végétation peut s’avérer nécessaire dans certains cas, dès lors qu’il y a la présence d’un enjeu particulier ou d’un dysfonctionnement :
- Protection d’enjeux humains contre les inondations (rétrécissement du lit, ponts, ouvrages, traversées urbaines…) : limitation des embâcles et de l’apport de bois mort, coupe raisonnée préventive…
- Ripisylves dégradées (état sanitaire, végétation homogène ou vieillissante…) voire absence de ripisylve : recépage, abattage sélectif, plantation d’espèces adaptées, …
- Colonisation par des espèces exotiques envahissantes : mise en place d’une gestion adaptée de ces espèces exotiques (arrachage, fauche, excavation, traitement biologique, autres techniques …)
L’entretien régulier de la ripisylve consiste à intervenir de manière sélective sur la végétation des berges et du lit des cours d’eau de façon à :
- Assurer le renouvellement d’une végétation adaptée;
- Assurer le bon écoulement des eaux et limiter l’apport de bois mort et la formation d’embâcles dans les zones à enjeux humains (urbanisées, ouvrages d’art…) ;
- Favoriser la diversité des essences et des classes d’âge (strates végétales).
Les actions d’entretien consistent essentiellement en du débroussaillage, élagage, recépage, abattage sélectif et modéré, et l’élimination sélective des embâcles et débris végétaux. En l’absence de végétation sur les berges, des plantations d’essences adaptées peuvent être réalisées pour retrouver une ripisylve fonctionnelle.
Ces interventions doivent être légères, ponctuelles et localisées. Elle doivent être réalisées en automne-hiver, lors de la période de repos végétatif, et de manière à minimiser les impacts sur la faune et la flore.

