✈️ UN ULM VA SURVOLER NOS RIVIÈRES
Entre les 28 et 30 juillet prochains, un ULM survolera l’Ardèche, le Chassezac et la Beaume.
L’objectif ? Mesurer la température de surface de l’eau afin de mieux comprendre le fonctionnement thermique de ces rivières et d’adapter leur gestion aux effets du changement climatique.
📸 COMMENT CES DONNÉES SONT-ELLES MESURÉES ?
Cette campagne de mesures s’inscrit dans le cadre du diagnostic thermique lancé par l’EPTB du bassin versant de l’Ardèche sur les trois principaux cours d’eau du territoire.
Grâce à la technologie d’infrarouge thermique aéroporté (IRTa), l’ULM réalisera une photographie instantanée de la température de l’eau sur plusieurs dizaines de kilomètres. Cette technologie permet d’identifier les variations de température tout au long des rivières et de repérer les secteurs les plus sensibles au réchauffement des eaux.
🌡️ DES CAPTEURS INSTALLÉS DANS LES RIVIÈRES
Pour garantir la qualité des mesures, une quinzaine de thermomètres seront installés temporairement dans les rivières.
Signalés par de petites bouées, ils enregistreront la température de l’eau au moment du survol. Le croisement de ces mesures de terrain avec les données acquises par l’ULM permettra de valider et de fiabiliser les résultats.
Les données serviront ensuite à élaborer une cartographie thermique détaillée de l’Ardèche, du Chassezac et de la Beaume. Cette carte permettra notamment d’identifier les zones refuges pour les espèces (poissons), plus fraîches, alimentées par des résurgences ou des affluents, mais aussi les secteurs où l’eau se réchauffe davantage, par exemple en aval de plans d’eau ou dans les portions les plus exposées au soleil.

🐟 POURQUOI CES MESURES SONT-ELLES IMPORTANTES ?
La température de l’eau influence directement la vie des milieux aquatiques.
Une eau plus chaude contient moins d’oxygène, ce qui peut fragiliser les poissons et les autres organismes. Elle favorise aussi le développement de certaines algues et peut perturber l’équilibre des écosystèmes. À l’inverse, des variations trop rapides de température provoquent un stress important pour la faune et la flore.
L’identification des points froids, véritables refuges thermiques, permet de mieux protéger les espèces sensibles et d’orienter les actions de gestion et de restauration des milieux aquatiques. Préserver une température adaptée est donc indispensable pour maintenir des milieux aquatiques en bonne santé.
La connaissance des refuges thermiques et, à l’inverse des zones de réchauffement est donc essentielle pour mieux préserver..
Cette connaissance est essentielle pour mieux préserver les milieux aquatiques et les espèces qui en dépendent, notamment les poissons et les invertébrés particulièrement sensibles aux fortes températures.
Elle permettra également de mieux orienter et localiser les actions de gestion des cours d’eau à mettre en œuvre pour faire face au changement climatique : restauration de la ripisylve, préservation des zones de fraîcheur, amélioration de la continuité écologique ou encore gestion des usages.
VOUS APERCEVEZ UN ULM ? PAS D’INQUIÉTUDE !
Si vous observez un ULM voler à basse altitude au-dessus d’une rivière, il s’agit simplement de cette campagne scientifique.
Réalisé dans le respect de la réglementation aérienne, chaque passage ne dure que quelques instants et contribue à améliorer durablement la connaissance et la gestion des rivières du bassin versant.
Malgré les pluies de l’hiver et du début du printemps, les niveaux des cours d’eau atteignent des seuils critiques que l’on observe habituellement beaucoup plus tardivement en saison.
Cette alerte renforcée vise à enrayer une aggravation vers le niveau de crise et à éviter une rupture de l’équilibre entre les besoins humains et les écosystèmes aquatiques.
La responsabilisation de chacun est la seule solution au service du collectif !